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Apprivoiser le quintolet à la batterie

quintolet

 

J’ai délibérément choisi d’utiliser le terme “apprivoiser” pour nommer cet article car il faut bien le dire : le quintolet est considéré par beaucoup d’entre nous comme une bête indomptable. Extrêmement méconnu dans la musique européenne, il est beaucoup plus fréquent dans la musique indienne.

Dans la musique d’ensemble de type philarmonique ou symphonique, on peut le rencontrer occasionnellement suite aux facéties de l’un ou l’autre compositeur un peu plus audacieux.

 

 

 

Sur wikipedia on peut lire ceci : le quintolet est une division exceptionnelle du temps.

“Exceptionnelle!” Je rêve, j’hallucine. Qu’est-ce que c’est que cette définition !

Pourquoi tant de haine envers cette figure rythmique ?  J’avoue parfois ne pas comprendre.

Une explication logique serait de penser que  : comme nous l’entendons rarement, nous le jouons rarement.

Quelques réflexions que j’ai pu entendre par-ci par-là lors de mes pérégrination musicales :

  • Comme personne ne  joue de quintolets, pourquoi j’en jouerai ?
  • Ca ne sert à rien d’apprendre les quintolets  vu que personne ne voudra jouer cela avec moi.

J’entreprends donc de démystifier tout cela !

La cascara

salsa batterie

 

Les rythmes afro-cubains peuvent être extrêmement obscurs à travailler tant ils sont  complexes.

Ils sont souvent composés d’une multitude de couches rythmiques n’ayant en apparence aucun rapport entre elles.

Ils sont d’autant plus difficiles à maitriser que leur séquence de coups ne comporte pas réellement de tourneries faciles à retenir comme on peut en trouver dans le rock ou dans le jazz (le chabada  du swing n’est pas facile à jouer mais n’est pas très long à retenir).

Il existe pourtant certains rythmes qui doivent faire partie de notre culture musicale afin de mieux comprendre une musique.

La cascara en fait partie.

C’est quoi la cascara ?

Rythmique expliquée : l’arrangement d’Unfaithful en 7/16 d’Ibrahim Maalouf

 

Cet article m’a été suggéré par Etienne Bardoulat que je remercie pour son intérêt pour les diverses créations auxquelles j’ai participé.

J’avoue avoir longtemps été dubitatif devant les rythmes dits asymétriques. Jusqu’au jour où un déclic se produisit : ces rythmes n’étaient en fait pas plus compliqués que les autres, il fallait simplement les penser autrement.

 

Lorsqu’Ibrahim m’a demandé d’écrire la rythmique de batterie pour l’arrangement de ce morceau de Rihanna , je me suis d’abord demandé comment souligner le mieux possible l’orchestration si particulière qui m’était proposée.  J’ai choisi de souligner avant tout le mouvement de clavier présent continuellement dans la rythmique et qui était pour moi le lien entre la mélodie et le rythme très saccadé du  7/16.