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Les tambours parlent ils ?

Les tambours parlent ils ?

Le Tama

Depuis la nuit des temps, les tambours et les instruments à percussion sont utilisés pour communiquer. Le Tama, appelé aussi « talking drum » ou « tambour qui parle » en français en est la parfaite illustration. Les villages d’Afrique ont utilisé les tamas comme moyen de communication télégraphique depuis des siècles. Les messages intéressants étaient répétés et relayés vers les villages proches. Ces messages peuvent annoncer énormément de choses différentes. Comme : une naissance, un décès, une cérémonie, un message gouvernemental, un événement sportif ou encore un appel à la guerre.
Mais vous me dirais, quel est le rapport avec la mélodie dans tout cela ? Et bien c’est extrêmement simple : le langage. Ne dit-on pas que chaque langue sonne d’une manière différente ? Que certaines sont plus douces ou plus agressives que d’autres ? Chaque langage à une mélodie et le langage musical ne dérogent pas à la règle. Cela paraît évident quand on parle de saxophone, de piano, de guitare, mais souvent moins quand il s’agit de tambours et en particulier de la batterie.
C’est pour cela qu’aujourd’hui j’ai décidé de vous parler de la batterie mélodique.

La batterie mélodique, qu’est ce que c’est?

Le concept est en réalité très simple, mais trop souvent méconnu. Il s’agit simplement de faire chanter les toms et les cymbales, créer des mélodies en opposition aux grooves ravageurs de certains styles musicaux. Chaque élément de la batterie dégage une ou plusieurs notes distinctes. Donc, de ce fait, une mélodie peut facilement s’en dégager. Certains batteurs, dont nous reparlerons plus tard dans l’article, comme Max Roach ou Paul Motian en ont fait leur première qualité.
La batterie est un instrument, comme tous les autres, qui s’accorde. Il est tout à fait possible de faire en sorte que les toms jouent des notes que vous aurez prédéfinies à l’accordage. Il n’est pas rare, dans le jazz, d’entendre des batteries accordées en quartes par exemple. Si l’on se base sur la note de la caisse claire (sans le timbre), le premier tom est accordé une quarte plus basse (3 tons plus bas), le floor tom encore une quarte plus basse et de même pour la grosse caisse. D’ailleurs, certains batteurs accordent même leur batterie en fonction de la tonalité du morceau qu’ils vont interpréter.
Le choix des cymbales sera d’une grande importance également. Ce n’est pas pour rien que l’on voit les batteurs se déplacer avec leurs cymbales sur les lieux de concerts. Les cymbales font partie intégrante du son du batteur. Certaines sont plus chantantes, d’autres plus plates, d’autres prennent énormément de place dans le son, et d’autres beaucoup moins.
Rentrons maintenant dans le vif du sujet et parlons de différents batteurs utilisant le principe de mélodie à la batterie.

Le pionnier, Max Roach

Max Roach et les tambours
Max Roach et ses tambours

Max Roach, est un batteur afro-américain né à Township of Newland le 10 janvier 1924. Il étudie la percussion classique à la Manhattan School of Music et en ressortira avec un Master. En parallèle, il joue bien évidemment de la batterie. Il sera rapidement appelé par Duke Ellington pour remplacer le batteur de son Big Band, mais aussi par le batteur Sonny Greer. Max joue de plus en plus dans les clubs de la fameuse 52éme rue de New York et ses engagements s’enchaînent. C’est alors qu’il collabora avec les plus célèbres musiciens de jazz de l’époque comme Charlie Parker, Thelonious Monk, Bud Powell, Charles Mingus, Sonny Rollins ou encore Coleman Hawkins pour ne citer qu’eux

Son Style :

Max Roach fut le premier batteur à explorer le style be-bop au côté de Kenny Clarke, la légende du style swing. Une nouvelle ère de la batterie était alors en train de naître. Ils se mettent à changer la donne en concevant un nouveau concept rythmique. En jouant les quatre temps de la mesure sur la cymbale et non plus à la grosse caisse, ils construisent avec Kenny Clarke un rythme beaucoup plus fluide, laissant beaucoup plus d’espace à l’expression des solistes. La base de ce nouveau rythme se joue donc sur la Cymbale (sur tous les temps) et le Charleston (sur le 2e et le 4e temps). Maintenant, un espace incroyable est ouvert pour pouvoir ponctuer la musique avec les autres éléments de la batterie.
En mélangeant le nouveau sens rythmique du jazz et les mélodies endiablées du Be-bop, il venait de créer un style qui allait marquer des générations de batteurs. Et comme l’a dit le batteur Stan Levey à l’époque :

J’en suis venu à comprendre, que grâce à lui, la batterie n’était plus que le tempo, mais que c’est la musique.

Pour que cela soit plus clair dans vos oreilles, écoutez le standard de Be-bop « Salt Peanuts » dans lequel Max double la mélodie dans l’exposition de celle-ci au début du morceau. Vous allez également entendre les ponctuations permanentes des solistes.

Au fil du temps le jeu de Max Roach va évoluer et il nous montrera que la batterie est aussi un instrument soliste. Dans l’album « Drums Unlimited » enregistré en 1966, certaines pistes comme « The Drum Also Waltzes », « Drums Unlimited » ou « For Big Sid » sont exclusivement dédiées à la batterie. Max Roach nous montre ici que la batterie peut à la fois jouer des thèmes , des variations ou encore des phrases mélodico-rythmiques cohérentes.

Écoutez par vous même: The Drums Also Waltzes

Références discographiques:

  • 1955 : Study in Brown (avec Clifford Brown)
  • 1956 : Clifford Brown and Max Roach at Basin Street
  • 1956 : Saxophone Colossus ( avec Sonny Rollins)
  • 1959 : Rich versus Roach (avec Buddy Rich)
  • 1960 : Parisian Sketches
  • 1960 : We Insist! Max Roach’s Freedom Now Suite
  • 1960 : Long as You’re Living
  • 1961 : Percussion Bitter Sweet
  • 1962 : Speak, Brother, Speak!
  • 1962 : It’s Time
  • 1965 : The Max Roach Trio Featuring The Legendary Hasaan
  • 1978 : Birth and Rebirth
  • 1978 : Long Time at Circus Yorks
  • 1979 : The Long March
  • 1979 : Historic Concerts
  • 1979 : One In Two, Two In One
  • 1979 : M’Boom

Le coloriste Paul Motian

Paul Motian Trio

Dans un tout autre style, Paul Motian illustre très bien le sujet. Né en 1935 à Philadelphie, Paul Motian commença la musique par la guitare puis se dirigea vers les percussions et la batterie. C’est à l’âge de 15 ans qu’il découvre le jazz et les novateurs de l’époque : Charlie Parker, Bud Powell et bien entendu le phénomène Max Roach. Vous comprenez maintenant par qui son jeu mélodique a été inspiré. En 1955, il intègre le trio révolutionnaire de jazz du pianiste Bill Evans, accompagné de Scott LaFaro à la contrebasse. Scott Lafaro ayant lui aussi changé complètement la donne dans le domaine de la contrebasse en prouvant, lui aussi, que la « grand-mère » pouvait être un magnifique instrument soliste.
C’est dans cet environnement musical novateur, à l’époque, que Paul Motian commence à développer son jeu unique. Dans ce trio, le rôle de chaque musicien se veut interchangeable. Le piano, instrument soliste par nature, peut se retrouver à accompagner, laissant toute la place à la batterie et la contrebasse pour s’exprimer. Paul développera dans ce contexte une écoute et une aisance musicale à la batterie sans précédent. Son jeu aux balais à la fois doux et extrêmement précis le rend parfaitement identifiable dès les premières notes.
Dans l’extrait suivant, vous remarquerez le dialogue permanent entre les trois musiciens. Paul Motian vole au-dessus des mesures et des structures, s’arrêtant même parfois de jouer pour laisser la place aux autres. Non seulement pour laisser les autres musiciens s’exprimer, mais aussi afin de pouvoir ponctuer et colorer leurs phrases. Ceci toujours dans un souci de cohésion du groupe.

Voici donc le fameux « Sunday at the Village Vanguard » du trio de Bill Evans:

Mais tout cela n’est que les prémices d’un jeu qui deviendra encore plus avant-gardiste par la suite. En effet, Paul quitte le trio en 1964 et se met à fréquenter les musiciens créateurs du mouvement « Free Jazz » comme Paul Bley, Don Cherry, ou encore le contrebassiste créateur du concept d’harmolodie : Charlie Haden.
La musique qu’ils vont alors proposer sera encore plus libre et laissera une place très importante au jeu de batterie si atypique de Paul Motian.
En 1968, il intègre le trio de Keith Jarrett (génie du piano) au côté de Charlie Haden, augmenté par la suite du saxophoniste Dewey Redman (père du très célèbre Joshua Redman). Je suis personnellement un grand fan de ce groupe et de cette période musicale de Paul Motian. En effet, le jeu qu’il avait commencé à développer pendant toutes ces années chez Bill Evans est ici poussé à l’extrême.
Dans l’extrait suivant, il utilise les cymbales, dans l’introduction du morceau notamment, comme un percussionniste classique ou comme un compositeur aurait pu le faire : dans l’unique but de colorer la mélodie et de rajouter au spectre sonore juste ce qu’il lui faut. Dans la deuxième partie du morceau, c’est la même chose. Bien qu’il donne une pulsation régulière, le jeu n’est jamais lourd et ancré dans le groove. Les mots d’ordre sont : mélodie, ponctuation et dialogue.

Il faudrait dédier un article ou même un livre entier si l’on voulait parler dans tous les détails du jeu de Paul Motian. Tout au long de sa carrière, son jeu et son aura ne cesseront de se développer jusqu’à sa mort en 2011 à Harlem.

Je voulais simplement vous montrer ici, l’essence de son jeu à la batterie et cette manière atypique d’accompagner et de colorer la musique.

Références discographiques:

  • 1956: New Jazz Conceptions (avec Bill Evans)
  • 1959: On Green Dolphin Street (avec Bill Evans)
  • 1961: Waltz For Debby (avec Bill Evans)
  • 1963: Paul Bley With Gary Peacock
  • 1967: Life Between The Exit Signs (avec Keith Jarrett)
  • 1970: Liberation Music Orchestra (avec Charlie Haden et Don Cherry)
  • 1971: Expectations (avec Keith Jarrett)
  • 1973: Fort Yawuh (avec Keith Jarrett)
  • 1976: Closeness (avec Alice Coltrane et Ornette Coleman)
  • 1977: Bop-Be (avec Keith Jarrett)
  • 1979: Le Voyage (avec Jean-François Jenny-Clark)
  • 1981: Songs And Rituals In Real Time
  • 1981: Psalm (avec Bill Frisell et Joe Lovano)
  • 1984: It Should’ve Happened A Long Time Ago
  • 1987: The Paul Bley Quartet
  • 1994: Reincarnation Of A Love Bird ( avec Kurt Rosenwinkel et Chris Potter)
  • 1997: Trio 2000 + One
  • 1999: Fantasm : The Music Of Paul Motian
  • 2006: Your Songs : The Music Of Elton John
  • 2008: New York Days (avec Mark Turner et Larry Grenadier)
  • 2009: Live at Birdland ( avec Brad Meldau et Lee Konitz)
  • 2010: The Windmills Of Your Mind ( avec Bill Frisell et Thomas Morgan)

Terry Bozzio: un pianiste de la batterie?

Terry Bozzio est le plus contemporain des batteurs dont nous parlerons aujourd’hui. Né en 1950 à San Francisco en Californie, Terry Bozzio est lui aussi batteur et percussionniste. Il semblerait que ce soit le point commun de tous les batteurs dits « mélodistes ». Il se fit connaître essentiellement grâce à son entrée dans le groupe de Frank Zappa en 1975.
C’est bien dans ce groupe, à la pointe des musiques contemporaines, qu’il commença à développer son jeu mélodique, sous l’égide de Frank Zappa, le Mentor. La fameuse « black page », la page noire écrite par ce dernier, nous montre déjà toute l’étendue du potentiel technique et musical de Terry. Zappa, qui à écrit ce morceau pour Bozzio, l’a ensuite arrangé pour l’orchestre. Il voulait, dans cette composition, montrer à quel point la batterie pouvait être musicale, en opposition aux styles de l’époque : le rock, le funk, la soul etc. dont les batteurs jouaient essentiellement « le tempo », « le beat ».
À la suite du groupe de Frank Zappa, il rejoint plusieurs formations comme Missing Person, UK ou plus tard le groupe du fils de Frank Zappa : Dweezil Zappa.
Ce qui nous intéresse aujourd’hui ce sont plus particulièrement ses performances en solo, dans lesquelles il peut pleinement exploiter le potentiel mélodico-harmonique de la batterie. Eh oui ! Terry Bozzio peut jouer des harmonies à la batterie !

« The Big Kit »

 

Terry Bozzio peut jouer des harmonies à la batterie !

« The Big Kit »

Les tambours mélodiques de Terry Bozio
Les tambours mélodiques de Terry Bozio

Le pseudonyme utilisé pour désigner la gigantesque batterie développée par Terry Bozzio au cours des années 2000 est : « The Big Kit ». Et tenez-vous bien parce que cette batterie est composée de :

      • 26 toms augmentés de capteurs électroniques
      • 8 grosses caisses
      • 53 cymbales
      • 2 caisses claires
      • 22 pédales
      • des petites percussions en tous genres
      • et même des percussions à claviers comme le xylophone et le glockenspiel

L’idée de ce kit lui est venue de la batterie électronique sur laquelle il avait l’habitude de jouer. Il voulait pouvoir reproduire les sons et les notes qu’elle produisait, sur une batterie acoustique.

Terry Bozzio a donc développé le concept de batterie mélodique à l’extrême et il est toujours le seul à ce jour à aller si loin. Pour comprendre le principe de fonctionnement de cette batterie circulaire, il faut la diviser en 2 parties :

      • Sur le coté gauche, les toms sont accordés chromatiquement
      • Sur le coté droit, les toms sont accordés diatoniquement

Cette batterie lui permet donc de jouer potentiellement toutes les mélodies qu’il désire et donc de composer à la manière d’un pianiste. De plus il est également capable de jouer un rythme ou des ostinatos en même temps. Pour cela, il raconte avoir développé ses propres exercices afin de pouvoir pallier à ses faiblesses et lui laisser la liberté nécessaire.

Comme je vous le disais plus haut, l’utilisation de capteurs électroniques s’est avérée indispensable. Bozzio voulait que les notes accordées sur les toms et les grosses caisses puissent être parfaitement audibles et renforcer le centre tonal (notion de tonalité).

Dans le morceau suivant, Pat’s Changes, vous pourrez entendre par vous même tout ce dont nous avons parlé plus haut et rendre tout cela plus concret dans vos oreilles. Il utilise ici toute la palette de cette incroyable batterie : le rythme, la mélodie, l’harmonie, l’orchestration.

Références discographiques:

      • 1975 à 1980: Tous les albums de Frank Zappa
      • 1979: UK Night After Night (live)
      • 1980: Missing Persons EP
      • 1984: Rhyme & Reason
      • 1988: My Guitar Wants to Kill Your Mama (Dweezil Zappa)
      • 1992: Solo Drum Music I
      • 1992: Solo Drum Music II
      • 1994 : Polytown (avec David Torn et Mick Karn)
      • 1997 : Black Light Syndrome (avec Tony Levin et Steve Stevens)
      • 1999 : Lonely Bears
      • 2001: Solos & Duets (avec Chad Wackerman)
      • 2005 : Chamber Works (avec le Metropole Orchestra)
      • 2007: Untitled (avec le groupe Korn)
      • 2016: Heavy Metal Be-Bop Band Tour in Japan’14( avec les Brecker Brothers)

Les divers objets électroniques

Il existe bien des manières de jouer des notes sur la batterie. La technologie étant passée par là, une multitude de possibilités s’offrent aux batteurs de nos jours.

La batterie électronique, bien que développée dans les années 80, n’a jamais été aussi populaire que maintenant. Sans doute à cause du fait que les musiques électroniques sont maintenant partout : à la radio, la télévision, sur internet, etc. La batterie électronique est un très bon moyen pour le batteur d’exprimer sa créativité, d’expérimenter de nouvelles choses et de sortir de sa zone de confort.

Pour illustrer cela, j’ai choisi un extrait d’une émission de la Chaîne Drumeo dans laquelle est invité le prodige : Tony Royster Jr. Outre son fantastique talent à la batterie acoustique, Tony Royster s’est également intéressé à son équivalent électronique. Vous pourrez voir de quelle façon il mixe avec agilité le groove, les séquences, les notes et parfois tout en même temps.

Nous pouvons aussi voir de plus en plus souvent des batteries dites hybrides. À l’image de celle de Terry Bozzio en quelque sorte. Grâce aux capteurs accrochés sur les toms, la caisse claire, la grosse caisse et même sur les cymbales, il est possible de créer des tas d’ambiances sonores différentes. Il peut s’agir de simples « nappes », de séquences rythmiques ou harmoniques ou des notes préprogrammées à l’avance. Il en existe maintenant des dizaines sur le marché. Parmi ceux là, nous retiendrons ceux des marques Roland, DDrum et Yamaha, les leaders du marché. L’ajout de ces « triggers » peut s’avérer être un vrai plus pour les batteurs acoustiques.

En conclusion:

La batterie est un instrument qui propose de nombreux styles de jeux différents. Dans cet article, je tenais à vous donner le point de vue du saxophoniste (soliste la plupart du temps) que je suis. Il est fort agréable pour moi de jouer avec des batteurs aux grooves et aux placements rythmiques extraordinaires, cela me procure une énergie folle dans mon jeu au saxophone. Mais les batteurs à tendance « mélodiste » apportent tout autant dans la musique. Leur contribution permanente aux mouvements directs de la musique, nous pousse (nous solistes) à aller plus loin, toujours plus loin dans le développement des idées musicales et le son du groupe. Merci à Max Roach d’avoir ouvert la voie et à tous les autres de l’avoir poursuivie.

Benjamin Dubray, auteur du blog SaxophonistePro.com.

5 Comments

  1. les tambours parlent ils
    MERGER

    c’est super votre site

    • les tambours parlent ils
      Xavier Rogé

      Merci, ça me fait plaisir 🙂

  2. les tambours parlent ils
    Talbot M-S

    Super toutes ces informations… y a plus qu’à ;0) merci Xavier

    • les tambours parlent ils
      Xavier Rogé

      Yes, merci Marie Sophie 🙂

      C’est la première fois que je te vois par ici non ?
      A moins que je ne me trompe ? Il faut dire qu’il y a tellement de batteurs sur le web …

      N’hésites pas si tu as des suggestions d’articles. Je me ferai un plaisir de te rédiger ça …

  3. les tambours parlent ils
    Philippe Colin

    très bon article bien documenté et très bien expliqué!
    la batterie mélodique est tellement différente et tellement riche!

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