Développer la stabilité du tempo

timing batterieSi on devait résumer la fonction d’un batteur au sein d’un groupe à une seule et unique composante, cela serait à n’en point douter : garder le tempo.

Jouer des rythmes complexes, des breaks véloces, orchestrer la musique avec maestria ne vous servira à rien si une unique composante n’est pas respectée : la stabilité de ce que vous jouez.

 

 

Un batteur qui ralentit ou accélère peut à lui seul massacrer le travail de tout un groupe, tant la stabilité du tempo prévaut sur tout le reste ! Un morceau au tempo erratique cassera le groove, l’engouement du public à danser, voire tout simplement à apprécier votre prestation.

Développer cette stabilité est un travail rigoureux et parfois ingrat. Cela peut prendre du temps et il vous faudra de la patience. Mais avec la bonne méthode, vous pourrez drastiquement réduire le temps nécessaire à cet accomplissement.

Tempo mode d’emploi

Contrairement à ce qu’on pourrait croire,  la stabilité du tempo s’acquiert avec l’expérience.

On ne nait pas forcément avec un instinct naturel qui nous permet de rester stable sans se poser de questions.

Bien sur, si vous aviez l’habitude de prêter attention à la musique lorsque vous étiez enfant, cette stabilité aura été nettement plus sollicitée que si vous n’écoutiez pas de musique

La première étape consiste donc à imiter une phrase rythmique que vous savez de source sure être une référence stable.

Il vous faut un guide en quelque sorte, une sorte de maitre à la volonté incontestable que vous n’aurez d’autre choix que de suivre.

Pour ce faire, vous avez deux options :

  • choisir un morceau de musique que vous aimez. Dans ce cas, vous êtes tributaire du tempo du batteur d’origine et vous seriez surpris du nombre de disques dont les morceaux ne sont pas tout à fait justes lorsqu’on parle de tempo.
  • Jouer avec un métronome.

Je recommande de tester les deux approches.

Le travail au métronome

Pour ce faire deux choix sont possibles : le métronome mécanique ou le métronome électronique

Le métronome mécanique

Le métronome mécanique dépend de rouages et de ressorts ainsi que de la précision de son balancier pour donner le tempo.

Si l’un de ces éléments n’est pas tout à fait calibré, votre métronome  vous donnera un tempo irrégulier.

Il m’est par exemple arrivé d’entendre des métronomes au balancier légèrement tordu ce qui avait pour conséquence de déstabiliser très fortement le tempo donné par le dit métronome.

Soyez donc bien vigilant sur ce point si vous travaillez avec ce type de guide sonore.

Les avantages du métronome mécanique

C’est avant tout le coté visuel du métronome qui vous sera utile dans le travail que vous effectuerez.

Le son produit par un métronome mécanique n’est vraiment pas assez puissant pour que vous puissiez l’entendre en jouant de la batterie (ou parfois même du practice pad) en y mettant du cœur.

Il vous reste cependant le mouvement du balancier qui  imite le geste du chef d’orchestre battant la mesure.

Le travail au métronome à balancier peut s’avérer très intéressant afin de développer les tempos les plus lents. Le mouvement du balancier étant ralenti, il est ainsi plus facile de visualiser l’arrivée du tac métronomique et donc de corriger votre instabilité.

 

Le métronome électronique

De nos jours, il parait difficile de passer à coté de ce type d’outils. Vous pouvez même en télécharger gratuitement sur votre Smartphone, ou trouver des métronomes gratuits sur des pages web. Donc, pas d’excuses !

A ce propos, voici une petite liste de métronomes pour Ios et androïde aux capacités plus que variées. Cliquez donc sur ce lien si vous voulez découvrir les avantages et inconvénients des métronomes électroniques.

Une méthode pas à pas pour développer sa stabilité

Commencez par choisir un tempo. Pour l’exemple, j’ai choisi de me baser sur du 120 à la noire.

timing batterie 2

Etape 1 : doubler le tempo

Si cela est possible sur votre métronome, multipliez le tempo par 2 de façon à le positionner sur du 240 à la noire, ou positionnez-le sur un mouvement de croches si le 240 n’est pas possible.

Plus vous avez d’infos audibles lorsque vous travaillez, plus il vous sera facile de coller ce que vous jouer en restant stable.

Pour notre exemple, j’ai choisi de jouer des doubles croches.

Avant de commencer à jouer, prenez le temps de synchroniser vos pensées avec ce que vous entendez. Chantez intérieurement ce que vous devrez jouer en vous synchronisant avec le métronome.

Si votre pensée n’est pas synchrone avec le métronome, il vous sera impossible de jouer physiquement en rythme avec un métronome.

L’objectif à atteindre est celui-ci : dans l’idéal, le son du métronome devrait se fondre complètement avec le son de ce que vous jouez de manière à ne plus former qu’une seule et même entité sonore.

Etape 2 : revenir au tempo ciblé

Reprenez la même démarche que pour l’étape 1 mais cette fois-ci,  positionnez votre métronome sur 120 à la noire.

C’est une étape importante donc ne la négligez pas. Portez attention aux petits détails.

Etape 3  : diviser le tempo

C’est réellement maintenant que nous allons tester notre capacité à garder un tempo

Pour ce faire :  positionnez votre métronome sur du 60 à la noire.

Ce que vous jouez ne change pas. C’est simplement le repère sonore qui est modifié.

Votre métronome joue maintenant des blanches à du 120 à la noire. Vous jouez toujours des doubles croches à du 120 à la noire.

Moins vous aurez d’infos sonores dans vos oreilles pour vous guider, plus il vous sera difficile de garder le tempo.

Etape 4 : testez vos extrêmes

A partir de maintenant, nous allons réellement tester notre capacité afin de rester stable sur un tempo donné.

Divisez encore le tempo par deux en reprenant la marche à suivre de l’étape 1 point par point.

Notre métronome sera donc positionné à du 30 à la noire (120 divisé / 4). Nous jouons toujours des doubles croches à du 120 à la noire, mais notre métronome ne nous donnera plus que 1 temps sur 4. Un bip sur le premier temps suivi de 3 silences sur les temps suivants.

Afin de tester encore plus avant votre capacité à garder un tempo : divisez encore le tempo par 2 de façon à positionner votre métronome sur du 15 à la noire (1 bip toutes les deux mesures de 4/4 à du 120 à la noire 🙂 ).

C’est un jeu auquel vous pouvez vous adonner très souvent. J’aime bien tester régulièrement les limites de ma stabilité, en en rigolant bien quand j’ arrive au stade ou plus rien ne fonctionne. Rappelons-nous toujours que, contrairement à un métronome, nous ne sommes pas une machine et qu’il est illusoire de pouvoir reproduire à la perfection les mouvements et les pulsations d’un objet inerte et sans âme  !

Pour résumer cet exercice :

Chaque tempo travaillé est présent dans les multiples de 2 qui lui sont associés :

exemple à du 120 à la noire : 240-120-60-30-15

exemple du 160 à la noire :

320-160-80-40-20-10  ,

Durant le même laps de temps, lorsque le métronome donne un coup à du 10 à la noire il en donne 32 à du 320 .

Travailler à du  320 ou à du 10 revient donc à travailler dans le même tempo ou multiple de ce tempo mais avec plus ou moins d’info pour se repérer.

Pour terminer :

Vous pouvez appliquer la méthode de division du tempo à tous les exercices ou rythmes voire morceaux que vous travaillez en procédant de la sorte : commencer au double du tempo et ensuite diviser ce nombre par deux à chaque fois jusqu’au moment où il ne vous est plus possible de jouer sans bouger de tempo.

Ce que vous DEVEZ COMPRENDRE, c’est que une vraie stabilité rythmique  est quelque chose qui provient de VOUS et non pas d’un métronome. En diluant dans le temps les repères sonores donnés par le métronome, vous allez développer votre stabilité intérieure.

Le métronome n’est qu’un guide pour vous rappeler le droit chemin à suivre dans votre apprentissage et dites vous ceci : le métronome à TOUJOURS raison !

Rappelez-vous néanmoins que nous serons toujours des humains et non des machines. Vous devrez apprendre à tolérer vos imprécisions car il faut du temps pour que les ancrages rythmiques se mettent en place.

Cet article vous a aidé ? Répondez moi dans les commentaires

44 Comments

  1. Bonjour Xavier,
    Super ta vidéo 🙂
    J’aime beaucoup ton exercice et je pense que je vais l’essayer au piano. D’habitude je monte le tempo, mais faire ce travail en profondeur est une superbe idée 🙂
    A bientôt !

    • Xavier Rogé

      Merci Aurélie.

      Cela fonctionne effectivement très bien pour tous les autres instruments.
      Pourquoi s’en priver ?
      Encore merci pour ton retour !

  2. irep

    Très bonne astuce, il me semble. Ton blog et toi vous êtes toujours aussi généreux en conseils et informations. Je vais tenter ça.
    Le tempo est ma bête noire. J’en ai même conçu une sorte d’aversion pour le côté strict, militaire, contraignant de la musique. Pour qui veut l’apprendre évidemment. Moi qui imaginais le tempo comme une petite grenouille rebondissant de nénuphar en nénuphar en faisant des pirouettes… Ça ne gâche pas mon plaisir d’écouter la musique, mais pour en faire, c’est autre chose.
    Dans un groupe, même si je suis le premier à me critiquer, c’est vraiment compliqué. J’ai connu des guitaristes qui comptaient sur le batteur et le bassiste. Mais qui étaient parfois sur leur nuage. Notamment pour les solos qu’ils ont appris par cœur à la maison en jouant « sur le disque » mais dont, au fond, ils ne connaissent pas du tout la rythmique.
    J’ai utilisé toutes sortes de stratégies pour nous aider: le métronome sur la chaîne hi-fi (insupportable), le métronome sur l’écran de l’ordi, visible par tous (par exemple: https://youtu.be/eeYB6hNrW38 ), ou bien réapprendre toutes mes parties en comptant mentalement ou à haute voix (très dur, la voix devient la cinquième indépendance), etc.
    Le tout m’a presque définitivement découragé.
    Et puis, comme on ne lâche pas facilement un rêve, je m’y remets. Avec une autre approche.
    Je travaille des exercices avec un métronome acoustique pour piano dans une quasi-obscurité. Peut-être que ça paraîtra fou, mais pour le plaisir du touché, la subtilité des accentuations et la richesse des sonorités d’une batterie acoustique, c’est… grand !
    Reste que je me sers très peu du repère visuel du balancier et je consacre une grande partie de mon attention au tac du métronome. Sauf que lorsque je suis vraiment calé au fond du tempo, le métronome, je ne l’entends plus puisque mes toms ou ma caisse ou mes cymbales sont pile dessus. Et, encore une fois, c’est géant.

    • Xavier Rogé

      C’est effectivement ce type d’approche qu’il faut rechercher :
      fondre complètement le son et le placement de sa batterie avec le métronome.
      Il faut aussi accepter nos imprécisions et vivre avec sinon cela peut avoir un effet castrateur sur la musique qui est en nous.
      Ceci dis : le lien du metronome visuel youtube que tu as posté n’est ABSOLUMENT PAS régulier pour un sous.
      Cela n’aide pas pour travailler la stabilité….
      Test la méthode que je décris dans l’article et qui fonctionne avec métronome balancier et électronique…
      Et tiens nous au courant !

      • irep

        Oui la video n’est pas du tout régulière. C’est avant tout un exemple de l’intérêt de l’aide visuelle de la barre de progression et du comptage. Il s’agit au départ d’un fichier que j’avais réalisé en Adobe Flash, mais qui aujourd’hui lag complètement.

        • Xavier Rogé

          Cela montre à quel point tu es motivé dans ta quête d’évangélisation du tempo.

          Ceci dis,aujourd’hui on peut trouver des applications sur tablettes qui proposent exactement ce type de fonction.

  3. Bruno Desiderio

    Suprenant de voir le nombre de batteurs qui détestent le métronome. Alors que c’est un outil incontournable. Il FAUT l’utiliser, point (on s’y fait très vite en fait).

    Je trouve qu’il est aussi très utile pour mesurer mes progrès (vitesse). Je note la date et la vitesse maximale à laquelle j’ai pu jouer un exercice (ou une série). Et chaque fois j’essaie de repousser la limite. C’est très motivant de voir notre propre progression … Et même si on est exigeant, qu’on est jamais aussir rapide qu’on ne le souhaiterait, voir le chemin parcouru nous encourage sans aucun doute à continuer ! Donc, dans ce contexte, le métronome est aussi un « moteur » 🙂

    • Xavier Rogé

      Tout à fait Bruno ! C’est exactement ce que je recommande dans le guide « Augmentez vitre vitesse » .

      Tu appliques à la perfection !

  4. Toni cyté

    le tempo infaillible!!!le grahl du batteur que je cherche depuis des lustres…!!quelques résultats plus ou moins probants au fil de mes nombreuses investigations:
    – considérer le clic du métronome comme la deuxième et quatrième double croche du temps….les clics très raccourci dans ce cas de figure oblige une stabilité irréprochable car le micro décalage « te fout en l’air immédiatement ».par contre très dur à appliquer sur tempis rapides.
    – jouer siège très bas …et penché en arrière (on joue au fond du temps…)et légérement penché en avant notre jeu se trouve devant …- jouer hyper relâché…l’énergie « au bord des membres..laid -back comme ils disent outre_atlantique avec un exercice préalable très bon : clic du métronome et on joue les 4 membres en même temps suivant figures standarts noirs puis croches puis triolets… (il parait que c’est un exercice que faisait pratiquer Tony Williams..!!!)
    -enfin j’ai remarqué mon drive plus stable à la main gauche…donc virage à 180….5 mois de boulot ….et j’ai enclanché mon ambidextrie en plus…
    pour résumer :ma relative stabilité (rien n’est parfait ) est un mix de tout, et un travail permanent avec le métronome…
    d’autres expériences viendront certainement me donner de nouvelles pistes et c’est bien de lancer de échanges sur cette question des plus importantes pour un batteur.
    merci et bonne continuation à ce blog plein de ressources

    • Xavier Rogé

      Merci pour ce retour ! Ton commentaire en motivera plus d’un tellement il respire la passion du travail bine fait !
      Ton virage à 180 degrés st très interpelant et mériterait certainement que l’on s’y penche.
      J’avoue n’avoir jamais été jusque la dans le travail de la latéralité sur l’instrument .
      Si le tempo te passionne , je prépare un autre article sur le sujet d’ici quelques semaines….

      • Toni cyté

        Merci Xavier …pour ton retour sur mon commentaire…
        Le tempo me passionne ou du moins j’en attache un importance majeure car de la stabillté dépend le groove, le swing ( en ternaire) mais -comme tu le souligne très justement-avec toutes la variabilité qui découle de l’humain.
        je demeure surpris du résultat assez significatif de la substitution de la right hand lead en left hand lead ‘(‘je croise le doigts)

        de cette façon, associée à un ressenti visant la plus profonde décontraction, j’arrive à jouer au fond du temps car j’avais une tendance à jouer plutôt en avant , ce qui pouvait être gênant.
        le travail du linear drumming contribue également -à mon sens – à installer la stabilité du tempo
        enfin dernière en date :lorsque je travaille un rythme , le débit conduit sur la ride ou charley (main gauche maintenant en ce qui me concerne) est effectué sur la caisse claire…..c’est marrant quelques petites surprises où l’on peut découvrir un micro fla sur les after beat par exemple, que l’on ne décèle pas si les deux mains sont sur des éléments séparés….(je parle pour moi)
        Ce qui est passionnant c’est que le travail sur cet instrument est sans fin…et que ton blog contribue à nourrir toute la communauté de batteurs , en pistes,, en échanges, en découvertes,..en pleine convivialité…donc un grand merci et j’attends avec impatience le prochain article sur le tempo que tu as annoncé (‘mais les autres articles aussi évidemment)..

        • Xavier Rogé

          J’espère effectivement que j’apporte ma pierre à l’édifice et que de nombreux batteurs trouveront leur inspiration par ici ….

  5. Arnaud

    Salut Xavier
    Merci encore pour cette nouvelle video tres instructive.
    Mais en toute franchise, ce qui m’a le plus plu à moi c’est ton petit solo de la fin. C’est vraiment ca que j’aimerais arriver à faire…!!!
    Stp : comment tu fais ? 🙁
    Merci de ton aide
    Arnaud

    • Xavier Rogé

      Merci Arnaud !

      J’ai noté ta demande. Je ne pourrais bien sur pas répondre à ta question uniquement dans ce commentaire 🙂
      C’est un très vaste sujet…
      tu as bine fait de poser la question car c’est une de mes grandes passions sur l’instrument…
      Si les solos t’intéressent, je vais aussi poster pleins de vidéos de solos(non axé didactique) sur ma chaine youtube d’ici quelques semaines. Check ça et prépare tes questions …. Abonne toi si tu ne veux rien rater car tout ne sera pas sur le blog …

      • Arnaud

        Salut Xavier,
        Je me doute bien que pour arriver à jouer des petits solos comme ca de façon aussi naturelle, fluide et intuitive, ca doit demander du travail… Et de l’expérience j’imagine…
        Je note ca précieusement dans mes tablettes 🙂 j’ai hâte de voir ca. Des fois que j’arrive à te suivre.. On peut rêver non ?… 😉
        Préviens nous tout de même quand tu commenceras à poster ces videos 😉
        Merci encore
        Arnaud

        • Xavier Rogé

          Pas de soucis.
          Vous serez tenu au courant …

  6. - Pascal -

    bonjour XAVIER comme à l’habitude ,, tu et très à laize dans ce domaine ,, et très professionnel ,, bien sûr ,, grâce à toi ;; tout les batteurs de ton blog apprenne beaucoup ,, pour ton savoir faire ,, et en plus tu et je pense très sympathique ;; quand à moi XAVIER,, je pratique sur ma batterie électronique ,, la doubles frappes ,, et j’aime beaucoup le rythme funk ,, et un grand merci pour toutes t’ai vidéos ,, .Cordialement .Pascal .

    • Xavier Rogé

      Salut Pascal
      Tout bientôt un article sur les ghosts notes et les rythmes Funk qui te ravira j’en suis certain !

  7. Bernard

    Salut Roger juste une petite question voilà je vais avoir 50 ans et viens juste de commencer la batterie
    Voilà ma petite question comment faites vous les batteurs professionnels pour savoir démarrer sur chaque morceaux au bon tempo est ce que cela devient inné avec le temps ou c’est un perpétuel calcul
    En te remerciant Bernard

    • irep

      Bonsoir. Je me permets de donner mes propres conseils de total amateur:
      • Soit tu as un métronome à côté de toi , mais en général les autres musiciens n’ont pas la patience d’attendre que tu le règles; et en concert, ça crée un blanc qui casse l’ambiance.
      • Soit tu fredonnes l’air principal et ça te donne idée du tempo.
      • Remarque: j’ai remarqué que beaucoup de morceaux en rock sont basés sur: 60, 80, 96, 120 et quelques-uns 110 et 140. Il est possible de s’habituer à reproduire ces vitesses de mémoire.
      • En tous cas, je notais toujours le tempo des morceaux sur un aide mémoire.
      Good luck !

      • Xavier Rogé

        Bon conseils, à suivre assurément…

    • Xavier Rogé

      Salut Bernard !
      A force mémoriser les morceaux que nous allons jouer en concert, on retient à la fois les notes et les mélodies, mais aussi le tempo.
      C’est comme apprendre une nouvelle langue. Il faut du temps , mais en persévérant , cela va venir.
      En attendant : check bien ton métronome avant chaque morceau ou exercices que tu veux jouer…

      PS : mon prénom c’est Xavier 🙂

      • bernard

        désolé Xavier toutes mes excuses

        • Xavier Rogé

          Pas de soucis , Bernard .
          Comme tu peux t’en douter, cela m’arrive souvent….

  8. Bruno

    Encore un tuto qui peut paraître tellement évident et pourtant.
    J’ai pris pour habitude de jouer au clic (en apprentissage et en répète). Je n’avais jamais pensé à tra vailler de la sorte. Merci beaucoup.

    • Xavier Rogé

      Salut Bruno !
      Tu n’as plus qu’à tester dans ce cas.
      Par contre en repet ce type de méthode va produire des résultats assez désastreux.
      Lorsque tu joues avec d’autres, programme ton click pour jouer le plus de subdivisions possible afin de te faciliter la tache .
      C’est déja assez compliqué comme cela de garder un tempo tout seul, alors quand tu dois le faire pour les autres en plus…..

  9. gilbert

    Salut Xavier

    que voila une idée qu’elle est bonne………….mise en applications immédiate demain
    excellente initiative ….
    et Merci aussi à  » toni cyté  » pour son ( et on joue les 4 membres en même temps suivant figures standards noirs puis croches puis triolets… (il parait que c’est un exercice que faisait pratiquer Tony Williams..!!!)

    Merci à tous pour les conseils , l’esprit , la simplicité, et la gentillesse .

    • Xavier Rogé

      Super gilbert, ça fait plaisir !

  10. jean-claude

    Bonjour Xavier, bonjour batteuses et batteurs
    (dit on batteuses, ça a une connotation agricole?) Excellent exercice proposé sur le tempo. Mais j’ai une grosse difficulté au sujet du tempo: on joue « caravan » d’Ellington. Donc partie A rythme latino à 85 puis partie B swing à 170 et retour au A à 85. Pour passer de A à B no problemo: sur la dernière mesure du latino je frappe la GC sur tous les temps au lieu de frapper sur 1 et 3, et je suis calé pour démarrer sur le 1-3 du swing, mais quand on revient de B à A, là on est tous ventilés sur des tempos différents. Que faire? Merci d’avance docteur

  11. Olivier

    Bonjour , malgré que je comprenne la raison du solo de fin , n’aurait t’il pas été aussi intéressant de jouer le rythme initial, cela dit je pense à give me all your loving de Zz top à 120 , bien caractéristique, amitiés, olivier

    • Xavier Rogé

      Salut Olivier .
      J’avoue que je ne comprends pas ta remarque vu que je joue le rythme de base dans tous les tempos(240-120-60-30-15).
      Le solo à du 15 à la noire est un bonus en plus du rythme de base.
      Je montre simplement qu’il est possible de travailler d’autres choses avec la même logique.
      A moins que j’ai mal compris ?

  12. Dersou Ouyouyouye

    Bonjour,

    hé oui, le tempo, c’est toujours le (mon) même problème , et mon éternel débat… 🙁

    J’ai vu d’autres trucs divers et variés pour bosser avec « le mettre aux normes » : penser le clic sur le contretemps binaire, ou sur les croches ternaires en l’aire… laisser le 1 , pour ceux qui ont la machine qui bat la mesure ( ou le mettre très lentement pour ceux qui ne la batte pas) , le penser sur 2 et 4 tout en chantant le thème en battant soit même la pulse ….etc…
    Bref, plein de chose ingrates à travailler pour de superbes résultats gratifiants et grisants…
    mais la question que je me pose par rapport à ce paramètre :

    « choisir un morceau de musique que vous aimez. Dans ce cas, vous êtes tributaire du tempo du batteur d’origine et vous seriez surpris du nombre de disques dont les morceaux ne sont pas tout à fait justes lorsqu’on parle de tempo. »

    alors : visiblement , ne pas avoir un tempo solide comme la machine, puisque nous ne sommes pas des machines, n’a pas empêché de jouer avec des gens dans le passé et même de faire des disques et des concerts…
    alors pourquoi pas aujourd’hui ?
    bon d’accord, de nos jours la plupart des enregistrements se font au clic …
    Mais ça n’empêche pas que les disques du passé soient de la bonne musique quand même ? et que peut être ce qui se fait aujourd’hui , si elle est de meilleur qualité, n’en est pas plus intéressante ?

    Il m’arrive souvent de bouger soit , parce qu’en effet , je ne maitrise pas ma ligne rythmique, mais bon là on sait ce qu’il reste à travailler ; soit aussi parce que je m’ennuie : et cet ennuie peut aussi venir, autre que le répertoire, que le groupe n’est pas dans la même énergie, humeur…chose que je différencierai (à tort ?) du tempo mais qui a forcément une influence sur lui….

    en gros , faut-il s’ interdire de jouer avec d’autres , et en public même petit, en attendant d’avoir un tempo irréprochable ?
    Peut-on toujours reprocher à un musicien de ne pas avoir le tempo, alors que parfois c’est cause de ne pas avoir compris, entendu correctement la ligne proposée ?
    y’a des histoires de tempérament aussi : on est plus à l’aise sur une tranche que dans une autre…

    de même que si « Vous devrez apprendre à tolérer vos imprécisions  »
    il faut aussi apprendre à tolérer celles des autres , non ?

    Muzikalmement

    • Xavier Rogé

      « il faut aussi apprendre à tolérer celles des autres , non ? »
      Oui bien sur , cela va de soit .L’humain est la première valeur à respecter dans la musique…

      Sinon, en ce qui concerne la référence à un disque je ne dis pas que l’on ne peut pas le faire , ou que c’est nul , pas du tout .
      Je suis le premier à apprécier un disque ou cela bouge , ou la musique vit.
      Mais il faut savoir de quoi on parle si l’on prend un référence et que celle-ci s’avère être inexacte… comme tu le dis , de nos jours tout se fait au click .

      Et pour apprendre il faut que notre référence soit la plus universelle possible, au risque d’avoir de gros problème pour jouer avec d’autres musiciens 🙂

      • Dersou youyouye

        Bonsoir,

        « Sinon, en ce qui concerne la référence à un disque je ne dis pas que l’on ne peut pas le faire , ou que c’est nul , pas du tout . »
        ça n’est pas ce que j’ai voulu vous faire dire , c’était une question, excusez moi du quiproquo …je suis d’accord avec la réponse apportée.

        « Et pour apprendre il faut que notre référence soit la plus universelle possible, au risque d’avoir de gros problème pour jouer avec d’autres musiciens 🙂 »

        il doit être là mon problème : l’on m’a sifflé dans l’oreille, à la fin de ma cession de travail, que ce que je bossais n’avait pas grand intérêt de se faire au métronome: c’est une musique qui demande de l’accélération , du moins un minimum…sinon, ça sonne pas et on s’ennuie… ^!~

        merci de votre avis
        (va falloir que je m’ décide à vous tutoyer aussi ^?^ )
        @+

  13. zini

    OK c’est une très bonne approche et je fais déjà plus ou moins ces essais.
    Très bonne méthode mais être très persévérant pour voir les résultats.
    Prochainement pour d’autres conseils.

    Roland

    • Xavier Rogé

      Merci Roland !

  14. Denis VANURA

    Salut Xavier,

    Je ne connaissais pas cette méthode (ton blog est vraiment indispensable !) et évidemment je vais me l’approprier- Pour ma part, dès l’instant qu’on joue en groupe on t’attend au tournant sur le sujet car les autres comptent sur toi pour la maîtrise du tempo (et c’est normal). C’est particulièrement vrai quand on enregistre une maquette studio voire un live : très important de garder un tempo propre pour que les autres se mettent sur les rails (même si, pour une maquette studio, l’informatique peut aider à corriger ici ou là mais jamais en profondeur si les défauts de tempo sont intermittents). Donc, « Maître aux Normes », pour parodier Dersou, doit être notre ami dans toutes les situations (travail en solitaire, répétition avec le groupe, enregistrement, et pour les concerts avec des oreillettes connectées à mon métronome Tama pré-programmé pour ne pas perdre de temps sur les 8 premières mesures des différents morceaux du répertoire !). C’est vraiment une question de savoir vivre avec sa batterie, de savoir battre si je puis dire. C’est plus facile à admettre et moins obsessionnel quand ça devient un réflexe.

    • Xavier Rogé

      Merci Denis.

      Tout à fait, tu as tout compris.
      C’est autant un mode de pensée qu’une discipline à mettre en œuvre à chaque fois que nous sommes derrière notre instrument.

  15. Dersou

    Bonjour,
    (ça me dit que mon post fait doublon,mais je ne le voit pas affiché donc je retente)

    Denis VANURA :  » dès l’instant qu’on joue en groupe on t’attend au tournant sur le sujet car les autres comptent sur toi pour la maîtrise du tempo (et c’est normal).  »

    ça peut se discuter :
    C.Vander disait aussi : » si vos musiciens ne comptent que sur vous pour garder le tempo, ben vous pouvez changer de musiciens »

    je nous laisse réfléchir à ce que cela implique ..

    Muzikal(m)ement

    • Xavier Rogé

      De part ma propre expérience, je confirme qu’il est extrêmement difficile de garder un tempo stable lorsqu’un seul des musiciens du groupe perd les pédales question tempo.

      Il suffit d’essayer d’écouter(la base du jeu en groupe soit dit en passant) ou d’accompagner un soliste ou un bassiste qui presse un peu, et s’en est fini de nos bonnes résolutions SI TOUT DE FOIS nous n’avons pas la capacité à prendre le recul nécessaire dans notre écoute.

      En fait l’équilibre entre l’écoute de l’ensemble du groupe et « l’autisme » du batteur est un très savant mélange à concocter pour garder l’église au milieu du village.

      N’oublions pas que le sujet principal de cet article est avant tout VOTRE tempo !
      Vous n’avez aucun pouvoir sur la stabilité du tempo des autres.

  16. Dersou

    Bonjour,
    « N’oublions pas que le sujet principal de cet article est avant tout VOTRE tempo ! »

    Oui, et la remarque de C.Vander allait dans ce sens :
    Bien qu’il se défendait de ne pas avoir un tempo parfait (on ne le croira qu’à moitié) , il sous entendait qu’il n’était pas à l’abri d’une fluctuation , et qu’il fallait pouvoir compter aussi sur ses collègues pour se rattraper. Bon évidement , on comprendra que c’est dans des contextes accidentels, pas à tout bout de chant , nous sommes d’accord.

    « Vous n’avez aucun pouvoir sur la stabilité du tempo des autres. »
    Il y aurait peut-être là une question d’écoute comme tu dis , d’interdépendance, dans le groupe… ?

    « SI TOUT DE FOIS nous n’avons pas la capacité à prendre le recul nécessaire dans notre écoute. »
    Qu’entends-tu par là plus exactement ? ne pas se laisser influencer ? ou au contraire une façon de s’adapter à la situation ?

    Muzikal(m)ement

    • Xavier Rogé

      Ne pas se laisser influencer lorsque l’on remarque un bug chez nos confrères….
      Si nous remarquons avec certitude (ce qui est loin d’être facile) qu’une partie ou tout le groupe tire le tempo vers l’avant ou l’arrière, alors nous devons garder le cap.
      Mais si cette action échoue et à engendre une trop grande tension musicale, alors nous devons nous adapter 🙂

  17. Excellent exercice, j’essaierai.

    Aussi, comme tu le dis je pense qu’il est fondamental de synchroniser ses pensées avant de jouer et également pendant que je joue : un effort de concentration intense sur ce que je suis en train de jouer pour m’ajuster immédiatement me paraît une excellente technique pour progresser rapidement.

    • Xavier Rogé

      Je n’ai rien à ajouter, tu as tout compris !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *