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Stewart Copeland Batteur de « The Police » et Compositeur

Stewart Copeland en concert

Le batteur Stewart Copeland est né le 16 juillet 1952 à Alexandrie, aux États-Unis. Vous vous souvenez certainement de lui en tant que batteur du célèbre groupe de rock The Police, mais sa carrière a montré qu’il était aussi talentueux derrière sa batterie qu’en composition musicale. Ce fut l’un des compositeurs les plus renommés d’Hollywood. Il tire son inspiration de sa recherche des racines du rythme au travers de nombreux voyages dans les quatre coins du monde. Découvrez Stewart Copeland, un batteur et un compositeur dont la carrière devrait vous faire rêver !

Stewart Copeland : une graine de batteur

Sur les traces de son grand frère

Stewart Copeland est né à Alexandria, en Virginie, mais très rapidement lui et sa famille déménagèrent au Liban, à Beyrouth — ville au sein de laquelle son père était le chef de la CIA.

C’est dans cette ville du Moyen-Orient qu’il découvrit sa passion et son talent pour la batterie grâce à Ian son frère aîné. En effet, celui-ci jouait de la batterie dans un groupe local, ce qui a donné envie au plus jeune. Son talent de futur batteur s’est rapidement perçu et tandis que son frère cessa rapidement de jouer de la batterie, Stewart Copeland, lui en a fait sa passion et sa raison d’avancer dans la vie.

Un univers familial déjà musical

Son père était non seulement très haut placé dans la CIA et menait une brillante carrière, mais il fut aussi un brillant musicien. Trompettiste dans le Glenn Miller Band, il ne pouvait qu’accompagner et encourager son fils à apprendre la batterie. D’ailleurs, le premier professeur de batterie de Stewart était un vieux batteur de jazz.

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À peine adolescent, il a joué son premier concert — rien d’étonnant pour un apprenti batteur ayant des facilités d’apprentissage, étudiant vite et pourvu d’une excellente oreille ; ses qualités lui ont permis de se construire en tant que batteur, compositeur et musicien connu et reconnu depuis des décennies.

Nouveau déménagement, nouvelle opportunité

De nouveau sa famille déménagea, mais cette fois-ci la destination est l’Angleterre ce qui a permis à Stewart de s’ancrer dans l’univers musical britannique en devenant journaliste pour un magazine de batteurs et roadie (machiniste itinérant) pour Curved Air, un groupe de rock progressif. En 1974, le groupe a besoin d’un nouveau batteur et naturellement c’est Stewart Copeland qui se met derrière la batterie. Il réalise ses premiers enregistrements sur le 5e et 6e album du groupe : « Midnight Wire » puis « Airborne ».

Stewart Copeland batteur

Le batteur de The Police

Le batteur avait pour projet de former un groupe de jazz, rock et punk, au nom provocateur au cours d’une période tendue en Angleterre où des bagarres quotidiennes se déroulaient dans les rues de la capitale anglaise entre la police et les punks. C’est lors d’un concert avec le groupe Curved Air à Newcastle que Stewart a trouvé l’un des membres du groupe. Pendant qu’il était en ville et sur les conseils de Phil Sutcliffe, un journaliste, l’initiateur du groupe a assisté à un concert d’un groupe de jazz fusion — Last Exit. Seule la présence sur scène du charismatique chanteur et bassiste prénommé Sting a retenu son attention. C’est lui qu’il voulait dans son groupe.

C’est donc accompagné du chanteur et bassiste Sting et du guitariste Henry Padovani, que Stewart Copeland fonde le célèbre groupe « The Police » en 1977. Le guitariste fut rapidement remplacé par Andy Summer.

Stewart Copeland batteur de The Police

L’ascension fut difficile, puisque la BBC censure « Roxane », car la chanson traite d’une prostituée et le second single « Can’t Stand Losing You » qui a pour thème le suicide. Le groupe réalise une tournée aux États-Unis sans l’aide de leur maison de disque afin de se faire connaître du grand public. Et ça marche ! En 1979, ils vivent leur premier succès avec le titre « Roxanne » et c’est alors que le trio devint l’un des groupes le plus populaire et le plus novateur des années 1980. De nombreux singles furent de réels succès comme « Every Little Thing She Does Is Magic, » « Every Breath You Take, » et « King of Pain. »

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En 1980, le batteur a publié un disque solo : « Music Madness du Kinetic Kid », sous le pseudonyme de Klark Kent, cet album a été bien accueilli par les critiques pour son style complexe et texturé. L’album est pêchu, plein d’énergie et le jeu de batterie vraiment intéressant ! Par ailleurs, Stewart Copeland a largement contribué à la composition de nombreux titres du groupe.

C’est au plus haut de leur succès et après une tournée en 1984 que le trio a décidé de se séparer. Même si le groupe a connu des hauts et des bas, c’est l’un des groupes rock les plus réussis des années 1980. En 2007, les trois musiciens se sont réunis pour une tournée mondiale.

Ses autres groupes

En 1988, le batteur s’est rapproché de l’un des plus célèbres bassistes : Stanley Clarke. Accompagnés de Deborah Holland une auteure, compositrice et interprète ils enregistrent l’album « Animal Logic » en 1989. Ils interprètent cet album sur scène et Stewart est accueilli par un public en masse et enthousiaste de le revoir jouer.

Ce sont les talents de compositeur de Stewart Copeland qui lui ont permis de remonter sur scène avec deux autres très talentueux musiciens pour former un trio haut en musicalité ! À l’origine : une demande de production d’une chanson d’un album de Primus, un groupe américain de rock alternatif. Les Claypool, bassiste de Primus et Trey Anastasio guitariste de Phish ont joué lors du festival à La Nouvelle-Orléans en 2000 en interprétant des classiques du rock. Le succès de cette soirée a été tellement fort que le trio s’est réuni pour former le groupe « Oysterhead » et enregistrer un album du même nom. Rapidement suivent un second album « The Grand Pecking Order » et une tournée aux États-Unis très réussie et attendue par les nombreux fans.

Stewart Copeland compositeur

Des premières compositions assurément réussies !

Après s’être séparé de Sting et d’Andy Summer en 1984, le batteur se lance de façon plus intense dans la composition en créant la partition « Rumblefish » de Francis Ford Coppola qui le propulse rapidement en tant qu’illustre compositeur ; cette partition lui a valu une nomination en 1984 au Golden Globe.

Un an après, il publie « The Rhythmatist », qu’il a façonné suite à son pèlerinage musical en Afrique ayant pour dessein d’explorer les racines du rythme.

Stewart Copeland batteur

Il est ensuite sollicité pour composer de nombreuses musiques de film :

  • Des longs métrages d’Oliver Stone, Wall Street et Talk Radio ;
  • Des projets acclamés tels que Raining Stones de Ken Loach ;
  • Des productions hollywoodiennes traditionnelles.

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Des compositions sans fausses notes

Désormais, l’écriture était sa principale occupation et le batteur est maintenant mieux connu en tant que compositeur célèbre.

Stewart Copeland avait déjà été un auteur-compositeur avant la formation du groupe The Police, en effet, il avait sorti quelques singles en 1978 et un album de suivi en 1980 sous le pseudonyme de Klark Kent. C’est ainsi qu’il construit sa culture musicale lui permettant de travailler sur une grande variété de projets, de la musique classique au jazz. Il a su distiller dans ses partitions toutes les influences qu’il a emmagasinées durant les années précédentes.

En dehors des musiques de film, Stewart composa également un certain nombre de ballets ainsi qu’un opéra baptisé « Holy Blood And Crescent Moon ». Enfin, sont tirés de sa plume et de son imagination, deux courts opéras inspirés d’Edgar Allan Poe : « A Casque of Amontillado » et « The Tell-Tale Heart ».

Il a également créé un ensemble nommé « Orchestralli », composé de lui-même, d’un quatuor de percussions et d’un orchestre de chambre. Un morceau de cet album — « Birds of Prey » — a été nominé pour un Grammy Award 2006. En raison de son talent de compositeur, le batteur devient rapidement reconnu comme l’un des compositeurs les plus importants d’Hollywood.

Le batteur a reçu le premier prix Visionary Music Award du Festival de Hollywood, et il a été intronisé au Temple de la renommée du rock and roll en 2003. Durant toute sa carrière, c’est 60 millions de disques qui ont été vendus et il a reçu 5 Grammy Awards.

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