Comment travailler son sens du rythme ?

Lorsque je parle du travail de rythme, je ne parle pas de rythmiques de batterie (style latin , rock , jazz etc.….) mais bien de sens du rythme .

 

_MG_1596Mais à quoi donc peut bien servir le sens du rythme et pourquoi le travailler ?

Sans sens du rythme, vous ne pouvez tout simplement pas jouer d’instrument, et encore moins de la batterie. Ce qu’ on ne peut chanter, on ne peut le jouer. Si vous ne parvenez pas à chanter quelque chose, à le ressentir, vous aurez beau être le meilleur technicien du monde, être le plus rapide,… vous ne parviendrez jamais à le jouer.

D’où l’importance  de développer son ressenti rythmique.

Pour ce faire, j’utilise une technique d’ apprentissage orale basée sur les syllabes indiennes. Cette technique m’a été transmise par Stéphane Galland, qui l’a lui même apprise de Umayal Puram K. Shivaraman.

Le principe théorique est simple et les possibilités qu’il offre sont infinies.

Principe théorique :

En musique indienne, le rythme est défini par 2 variables : la division du temps (le GATIS) et le groupement du phrasé (le CHANS).

Le Gatis  :

La division du temps s’appelle le GATIS. Il peut avoir différentes valeurs :  2,3,4,5,6,7,8,9 jusque 13 .

Ces valeurs correspondent à nos croches(2), triolets(3), doubles croches (4 ), quintolets (5 ), sextolets ( 6 ), etc ….

Une valeur de GATIS de 4 signifie qu’il y a 4 coups par temps. Un gatis  5 signifie qu’il y a 5 coups par temps,  etc…

 

gatis 3

 

gatis 4

Le Chans :

Le CHANS correspond à un groupement de syllabes défini et répétitif.

Il a différentes valeurs : 2,3,4,5,6,7,8,9, etc…

    • Chans 2 : Ta Ki
    • Chans 3 : Ta Ki Te
    • Chans 4  : Ta Ki Di Mi
    • Chans 5 :  Ta Di Gi Na Tom

Pour les valeurs plus grandes, nous combinerons 2 groupes d’une valeur inférieure :

Par exemple pour un groupe de 7 , nous combinerons un groupe de 4 et un groupe de 3  :  Ta Ki Di Mi Ta Ki Te

Vous constaterez que j’ai écrit le Ta en gras. Le Ta est en effet l’appui rythmique le plus fort de la phrase. Il est la seule syllabe commune à tous les chans.

A la batterie, j’associe le chans  à un enchainement de frappe spécifique répété en boucle, à un doigté.

Par exemple

  • un doigté Droite Gauche pourrais être associé à un Chans 2 (2 coups ou 2 syllabe).
  • Un doigté Droite Droite Gauche sera associé à un Chans 3 ( 3 coups  ou 3 syllabe ).

 

 

Applications

 

On combine toujours un Chans et un Gatis.

Par exemple : un Gatis 3 (division du temps en triolet)  associé à un Chans 3 ( groupement de 3 syllabes , Ta ki te) donnerait ceci :

Chanter : Ta Ki te   Ta ki te   Ta ki te    Ta ki te (le Ta en gras correspondant au temps).

 

exmple gatis 3 chans 3

 

 

Là où les choses deviennent intéressantes, c’est quand on combine un Gatis et un Chans possédant des valeurs différentes .

Exemple : Gatis 4 ( double croches )  Chans  3   (Ta ki te) .

 

exemple gatis 4 chans 3

 

Vous voyez que le Ta (le temps fort du phrasé) se décale par rapport au temps.

 

 

Comment travailler avec cette méthode ?

 

Il est indispensable de battre le temps dans les mains tout en chantant le groupe de syllabes que vous choisissez  de travailler  (Vous trouverez ci-dessous  une liste suggestive d’exercices pour débuter ).

Le but est  de développer votre sens du temps, de stabiliser votre tempo. C’est un outil extrêmement efficace que j’utilise quotidiennement et qui ne m’a toujours pas montré ses limites.

Travaillez dans un premier temps en ne changeant pas de Gatis trop régulièrement .

Il est intéressant de noter qu’un travail de Gatis 4 vous fera travailler le ressenti binaire , alors que le Gatis 3 vous fera travailler le ressenti ternaire .

 

Quelques suggestions d’exercices:

Gatis 4 Chans 3 Gatis 3  Chans 2
Gatis 4 Chans 5 Gatis 3 Chans 4
Gatis 4 Chans 7 Gatis 3  Chans 5

NB : très prochainement , vous trouverez sur ce blog des versions écrites de ces exercices. Pour l’instant , essayez vous à ces chalenges rythmiques sans support écrit.

 

 

Pour terminer en beauté, je vous propose ce petit challenge : un gatis 4 chans 3  à  travailler sur votre batterie, dans des cycles de 1 mesure, de 2 mesures et de 4 mesures.

 

gatis 4 chans 3 RLL_0001

 

J’espère que cet article vous sera utile. Laissez vos commentaires afin que je puisse répondre à vos questions.

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47 Comments

  1. José

    Bonjour ,

    Tout d’abord un grand merci , pour cette approche . J’ ai débuté il y a un an et demi et je ne suis pas vraiment à l’ aise avec les tri – o – let et autres one-trip-let etc ….
    Cette méthode me semble d’ une aide efficace aussi pour constituer les phrasés . Je vais m ‘y mettre .
    Et j’ attends la suite avec imptience , mais d’ ici là , je crois que j’ ai de quoi
    faire .
    A te lire prochainement .

    • Xavier Rogé

      Hello José et bienvenu sur le blog.

      Je comptais justement écrire un article sur le travail des triolets , qui est rassure toi un problème pour beaucoup d’entre nous lors des premières années d’apprentissage..

      Je termine quelques stages et concerts d’été et publierai cela d’ici quelques semaines .

      N’hésites pas à me faire part de tes difficultés , je me ferais un plaisir de préparer quelques articles afin de t’aiguiller vers l’une ou l’autre solution .

  2. Laurent Romedenne

    Bonjour Xavier,
    lors de nos différentes rencontre tu m’avais déjà expliqué tout ca.
    J’ai joué de la batterie un moment, mais maintenant je me consacre surtout au chant et à la guitare.
    Ces exercices m’ont permis d’augmenter mes sensations rythmiques. Par exemple, quand le batteur fait un break « rythmiquement riche », je peux plus facilement être présent sur le premier
    temps de la mesure qui suis le break, effet non négligeable.
    De plus, cela m’a permis de penser différemment les phrases mélodiques que je connaissais déjà. Je n’ai pas appris d’autres phrases, je les joue juste différemment rythmiquement…
    Bien que je ne m’exerce pas de façon quotidienne, cela continue à m’aider autant pour le chant que pour la guitare.
    Un travail que tous les musiciens devraient connaître!!!
    Merci pour ton travail. Je suis impatient de lire la suite….
    Laurent

    • Xavier Rogé

      Hello Laurent , content de te voir par ici !

      Je suis ravi que ces petits trucs aient pu t’aider dans ton apprentissage … je suis sur que d’autres idées d’exercices rythmiques pourraient t’aider à jouer d’autres phrases , il y a tellement de combinaisons avec ce système que c’en est indécent ! d’autres articles dans le genre à paraitre d’ici septembre !!!

  3. José

    Bonjour ,

    Tu l’ as parfaitement dit … c’ en est indécent !
    Je suis à la recherche de grooves et morceaux sur le gatis 5 . Quelqu’un aurait ça dans ses tiroirs ?
    Merci d’avance .

  4. Alexandre

    Bonsoir à tous,

    Un excellent système qui permet de sentir les phrases aux travers des mesures et qui permet aussi de construire des phrases mélodiques ainsi que des groupes rythmiques.

    Merci pour cette explication claire et précise.
    Je pense que bien assimilée, ce système doit vraiment être redoutable d’efficacité.

    • Xavier Rogé

      Je confirme , à travailler sans limites !
      Ce système a été une révélation dans mon parcours, et me permet encore aujourd’hui de progresser dans les rythmes les plus complexes.
      Il aide aussi énormément les débutants…. donc tout bon !

  5. JJRenaut

    Super Blog.
    Je te montrerai les applications que j’en fais en cours, autant sur les breaks que sur les accompagnements… tu me donneras ton avis 😉

  6. Corentin Peeterd

    Super exercice pour bosser les accents sur les différents moulins 🙂

    • Xavier Rogé

      Salut Corentin !

      Effectivement , à utiliser sans modérations !

  7. Pingback: La cascara
  8. Ted Dahuri

    Bonjour,

    pour le travail du konakol, un truc qui me laisse toujours perplexe lorsque je lis des personnes qui l’exposent, en toute sincérité, pour des batteurs et des percussionnistes , c’est l’emploie d’onomatopées + ou – spécifiques aux sons relatifs des instruments de l’Inde, et qui nous sont très inhabituels de ce côté du globe.

    d’autant que , dans certains exemple, pourquoi changer le son alors que la note relative est le même son que celui qui la précède : ex ligne 1 : « ta ki té ta  » : ki et té sont joués sur le même fût , donc instrumentalement ça donnerait si j’ai bien compris cc et t/Aigu  » //: Takotoka Tokotako Tokatoko Takotoka ://  »
    (je change la consonne d’attaque pour une élocution plus aisée , la voyelle prédominant dans cet exemple)
    cela me semble un chouïa + aisé, même si ça fait moins traditionnel…

    je dis ça mais peut-être que j’ai pas bien compris (comme mon nom l’indique)
    ~?~

    Cordialement

    • Xavier Rogé

      Salut et bienvenu sur le blog !

      C’est une remarque très intéressante.

      Traditionnellement tu as raison , les sons employés dans le konakol sont censés coller à la perfection à l’instrument sur lequel le phrasé sera interprété.

      Ce processus est, je crois, plus présent en Inde du Nord ( musique Hindoustanie ) , les onomatopées utilisées ici et transmis directement par shivaraman viennent d’inde sud ( musique carnatique).

      Ils sont différents de ceux employés en inde du nord( ou il y a je crois 27 sons différents qui correspondent aux 27 frappes différentes sur le Tabla).

      Le système employé en inde du sud me parait plus accessible et plus pratique lorsque nous devons réciter des phrases plus complexes.

      Je vois plus cela comme des groupes de syllabes qui sont indissociables de la longueur des phrases jouées.
      Une phrase de 3 coups sera toujours Ta ki te . 5 toujours Tadiginatum .le point commun étant toujours le TA.
      Ton système permet effectivement de faire coller les sons de la batterie de façon plus précise aux onomatopées utilisées , mais as-tu essayé d’employer ceci en mélangeant les longueurs de phrases ?

      Par exemple une phrase en 7 contre 4 ? Cela devient réellement impossible à chanter avec ton système , or ici ce n’est pas le but.
      Le but étant de se concentrer sur le mouvement rythmique produit par les sons que nous chantons .

      Le système le plus simple étant encore de coller un doigté à la longueur des phrases chantées , cela nous donne déjà une infinité de patterns différents à travailler.

      De plus en te collant précisément à seul type de son lié à un tom précis par exemple , tu seras moins libre de te déplacer sur ta batterie par la suite.
      Ton système verrouille les patterns possibles.
      Pour moi un d g g joué sur la caisse claire et le gros tom ou sur le petit tom et le medium sont la même chose au niveau psychomoteur.

      Après si tu trouves cala plus facile , rien ne t’empêche d’essayer 🙂

      • Ted Dahuri

        Re-Bonjour,
        Merci de votre réponse.

        « Une phrase de 3 coups sera toujours Ta ki te . 5 toujours Tadiginatum .le point commun étant toujours le TA. »
        Ce que je voudrais savoir c’est : est-ce que en 5 par exemple, le « tum » correspondra toujours au 5ème coup indépendamment du son jouer ?
        Du coup je comprend mieux c’est comme de remplacer nos sons chiffrés par des sons lettrés…

        « mais as-tu essayé d’employer ceci en mélangeant les longueurs de phrases ?
        Par exemple une phrase en 7 contre 4 ?  »
        ouh non , je n’en suis malheureusement pas là !

        « De plus en te collant précisément à seul type de son lié à un tom précis par exemple , tu seras moins libre de te déplacer sur ta batterie par la suite.
        Ton système verrouille les patterns possibles. »

        Je ne penses pas que ce soit ce que j’ai voulu dire : dans les exemple donnés, je crois que je me suis mélangé avec la notation solfège /doigté ….
        en revanche , ce qui me trouble c’est , toujours dans l’exemple du 5 c’est si un son caisse claire (du genre « ta ») viens en place du son « Gui » par exemple…
        mais c’est sûrement une question d’habitude donc…
        ça s’ éclairci petit à petit…
        Merci
        Cordialement.

        • Xavier Rogé

          Cela mériterait une petite vidéo en tout cas 🙂

          Il faut juste se dire une chose : je ne propose qu’une adaptation d’un système qui est à la base prévu pour un autre instrument , une autre culture .

          Ce système étant tellement simple et permettant tellement de choses qu’il serait dommage de s’en priver …

    • Xavier Rogé

      Afin d’illustrer un peu plus mes propos , voici une vidéo de shivaraman.

    • Luc Siccard

      Pour ma part, je ne suis pas du tout technicien, mais la phrase « Takotoka Tokotako Tokatoko Takotoka » me fais un peu penser à des paradiddles prononcés 🙂

      Maintenant, en parlant de syllabes, il y a peut-être aussi les onomatopées GA MA LA etc … également de provenance indienne, me semble-t-il, qui peuvent mieux vous convenir, cher Ted.

      Qu’en pensez-vous ? Ted, Xavier ?

      • Ted Dahuri

        Dahuri , M’sieur Luc , Ted Dahuri , sinon, Ted tout seul c’est moins drôle ;o)

        En fait je me suis mélangé les baguettes, avec les onomatopées décrites précédemment et les exemples en écriture solfège du Pr Xavier … :o)

        Sa Re Ga Ma La sont aussi des onomatopées indiennes, je crois que ça correspond à la Gamme pour le chant/instruments harmoniques…

        Le truc c’est que je croyais que le konakol avait le même principe que la gamme ci dessus: un « Ga » correspondrait à une hauteur de note bien précise. Je pensais qu’il en était de même pour le konakol. Il semblerait que non, du moins dans l’appropriation , tout à fait pertinente, que les rythmiciens occidentaux utilisent pour développer la mélodie du rythme.

        sinon , oui , avec les takos, dans le cas de cet exemple en 4 , ça ressemble à du moulindelidle.

        Bref, je ne sais pas si vous me suivez mais j’arrive à me corriger…
        :o)

        P.S dans la ligne 11, 1ère mesure y’a une variante non ?
        Donc je me résume , si j’ai bien compris :
        1) en terme de doigté:
        on remplace les sons » Droitegauchegauchedroite Droitegauchegauchedroite … »
        par
        « Takitéta Kitétaki … » qu’importe la hauteur de note que l’on entonne sur « Ta ».
        2)en terme musicale :
        on a des accents qui reviennent tous les 3 sur un débit de 4 du genre :
        « //: TakeuteuDoum Keuteuguing Keuteudongkeu Teuplockeuteu :// »
        le tout étant d’être conscient où est la pulse.
        ce qui en effet est plus chantant que :
        //: UNdeuxtroisQUATRE UndeuxTROISquatre UnDEUXtroisquatre UNdeuxtroisQUATRE ://

        ce qui dans l’exemple d’un 7 pour 4 ferait , à ma sauce :
        //: Takeuteukeu TeukeuDingkeu Teukeuteukeu Teushlangkeuteu ://

        c’est ça Capitain’ Capitain’ ?
        (je comprend vite mais faut m’ expliquer plusieurs fois )

        Cordialement
        Dersou Houlala

        • Xavier Rogé

          Tout à fait , rien à redire , tu as tout compris !

          Plus qu’à appliquer maintenant … moi je suis à 15 ans de pratique de ce système et je ne m’en lasse toujours pas .

          • Dersou ouyouyouye

            Bonjour
            Oui, plus qu’à appliquer :o)
            Merci

            sinon autre question :Dans le contexte musique indienne , est-ce que il y a des cas pour les 5/6/7/9 ça rentre dans un temps , du coup équivalant à nos quint…9olet, ou bien est-ce que c’est toujours « étiré » sur la mesure…
            Dans la vidéo postée , je ne suis pas sûr de bien saisir comment c’est pensé ?

          • Xavier Rogé

            Ils divisent aussi le temps en triolets doubles quintolets , etc .. jusque 13 divisions par temps … assez hallucinant d’ailleurs.

            C’est ce qui s’appelle ici le Gatis .

            En plus de cela ils jouent sur des cycles rythmiques de longueur très variables que l’on pourrait comparer à nos mesures .

            Dans la vidéo c’est un cycle 8 + 4 + 4 .

  9. Ted Dahuri

    p.s,
    pour la vidéo postée ça va beaucoup trop vite pour moi…
    mais merci , car c’est tout de même très jolie à entendre…

  10. Bruno D

    Alors voilà Xavier, j’étais vachement sceptique au début mais là je commence à comprendre, à découvrir la richesse de ton approche basée sur la musique indienne.

    Jusqu’à ce jour, je construisais tous mes breaks avec des GATIS de valeur égale au CHANS (par exemple un triolet suivi de 4 double-croches) ce qui m’amenait malheureusement à placer l’accent chaque fois sur le temps.

    Là je commence à travailler tes exercices, et je parviens à déplacer les accents, qui ne tombent évidemment plus sur les temps, et … la cerise sur le gâteau : je parviens à retrouver le temps en sortie de break 🙂

    Je crois que je vais passer des dizaines d’heures à travailler tout ça, et je n’aurai sans doute pas assez d’une vie pour essayer toutes les combinaisons.

    Merci de ton éclairage dans tous les cas, cette approche originale est très intéressante, c’est un monde infini de possibilités. Au boulot !

    • Xavier Rogé

      Super Bruno , je suis ravi que cela te plaise !

  11. koenig

    Bonjour Xavier,
    merci pour cette leçon sur le sens du rythme .Je travaille régulièrement gatis et chans, en frappant la pulsation du temps avec les mains, cette méthode est ludique et très agréable lorsqu’on arrive au résultat souhaité! J’ai toutefois quelques zones d’ombres sinon ce ne serait pas rigolo!
    Pour l’application a la batterie ,par exemple, pour un rythme rock, est ce que je peux appliquer le principe de la méthode et si oui,comment? De même lorsque je veux chanter une figure rythmique avec des silences,quelle est la méthode a adopter?
    Merci encore pour le partage a très bientôt…

    • Xavier Rogé

      Hello Guillaume.

      Pour les silences , tu remplaces les voyelles autres que les Ta par des silences.
      exemple : Ta di gi na toum Ta di gi na toum donne : Ta _ _ _ _ Ta _ _ _ _
      Ta ki te Ta ki te : Ta _ _ Ta _ _
      etc…

      Pour l’appliquer au rock , essaye de jouer la grosse caisse sur les Ta uniquement en Ta ki te ( gatis 4 chans 3) en jouant le charlet et l’after beat sur la caisse claire ( pattern rock traditionnel).

      Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres bien sur.

  12. Guillaume

    merci Xavier pour ta réponse,
    ta méthode m’aide également lorsque je veux travailler sur le 5/8.
    En effet, il m’est plus facile de ressentir la pulsation en chantant TA di gi na tom et d’improviser sur ce même chant a la batterie.Bien sur, je me mets a l’envers un nombres de fois, mais il me semble avoir la bonne méthode!
    Lorsque ça marche on se sent plus libre de parcourir son instrument.
    Cela m’oblige aussi a avoir une indépendance supplémentaire qui est le chant!
    Je souhaiterai connaitre ton avis sur cette exemple,est ce une bonne façon de procéder?
    Merci a très bientôt…

    • Xavier Rogé

      Oui tout à fait guillaume , c’est une bonne manière de travailler… continue dans cette voie !

  13. -pascal-

    bonjour XAVIER , tout d’abord je te remercie de ta réponse concernent mon dernier mail ,, et je te félicite pour ton savoir faire ,, concernent la batterie et de t’ai compétence profonde dans ce domaine . me concernent ;; XAVIER ..moi je joue sur une batterie électronique ROLAND avec un module td30 ..et je pratique principalement le week-end ,, je joue beaucoup du funk et du pop-rock du style phil- collins- richie kotzen -zz-top- mike portnoy- ian paice- etc etc ,, je joue principalement la double frappe c’est la double croches main droite et main gauche et un coup de grosse caisse ,, XAVIER ;; je n’ai jamais appris le solfège rythmique , je joue tout à l’oreille ;; voilà donc pour le moment comment que fait de la batterie .Xavier je te souhaite une bonne soirée .Cordialement .Pascal .

    • Xavier Rogé

      Merci Pascal pour toutes ces infos te concernant.

      Il est intéressant de savoir ce que tu aimes jouer et travailler afin de coller au mieux à vos besoins .

  14. Rébecca vogel

    bonjour Xavier,

    merci pour la methode, en vérite je n y comprend pas grand chose, une video avec une demonstration chante et joue a la batterie serait plus simple pour moi à comprendre
    en tout cas merci pour ce partage

    • Xavier Rogé

      Salut Rebecca et merci pour ton commentaire.

      Cela va venir, mais j’avoue que mon temps ne me permet pas toujours de tout faire ….

      En tout cas j’ai prévu de faire une vidéo sur ce sujet cette année 🙂
      Abonnez vous sur ma chaine youtube pour ne pas la rater !

  15. Très chouette article Xavier !
    A franchement approfondir car, en plus du fait que cela soit fort instructif, cela amène un réel « plus » par rapport à d’autres blogs.

    Bonne continuation.
    Larry H.

    • Xavier Rogé

      Merci Larry !

      Si tu lis régulièrement le blog, j’applique cette méthode sur de nombreux exercices.

      Et je suis en train d’écrire une méthode batterie basée sur cette approche… Des heures et des heures de bonheur rythmique !

  16. Ah je vois que nous avons les mêmes outils de base ! Je suis professeur de piano et je fais travailler le rythme d’abord sans l’écrit en partant des différentes divisions du temps. Puis taper dans les mains un appui sur les différents éléments du débit.
    Ça ne m’étonne pas, j’ai toujours été persuadée que les pianistes devrait faire un tour par la batterie et les percussions ! Pour se lâcher et ressentir le flux de la pulsation pure.
    Après tout c’est logique, le piano est un instrument percussif !
    A bientôt cher collègue blogueur !

    • Xavier Rogé

      Merci pour ce retour Marie-Cécile

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